

Lorsqu’Elvira a lancé son idée Saveurs de nos terroirs , j’ai réalisé que le Poitou-Charentes regorgeait de trésors gastronomiques. Je n’y avais jamais fait particulièrement attention et je ne savais lequel choisir.
Puis je me suis souvenue d’un mot que j’entends depuis ma plus tendre enfance dans le sud Deux-Sèvres, bien que j’en ai jamais eu dans mon biberon, rassurez-vous !! Partout ailleurs, on le nomme Pineau des Charentes mais chez nous, c’est affectueusement que nous l’appelons Pineau.
Par chez nous, tout le monde a quelqu’un dans son entourage qui fait du Pineau. Que ce soit un parent, un voisin, un ami, une relation…
Elaboration Pineau :
Le Pineau est élaboré à partir de moût de raisin et de Cognac.
Avec Chef Olivier, ça fait deux ans que nous nous sommes lancés dans l’élaboration de notre propre Pineau.
Des amis P. et C. nous ramènent du moût de leurs vendanges faites en famille.
Il faut filtrer le moût avant d’y rajouter le Cognac.
Il faut grosso-modo trois-quarts de moût de raisin et pour un quart de Cognac.
Mise en garde pour apprentis Pineau :
Nous ne goûterons jamais à la première bouteille de notre Pineau maison.
La bouteille a explosé sur mon dos un matin juste au moment où je m’apprêtais à emmener les enfants à l’école avant d’aller au bureau.
J’ai été crépie de la tête aux pieds et je sentais la « vinasse » à trois kilomètres à la ronde.
Quelle crise de rire…
On s’est bien moqué de nous dans le village. Il ne faut surtout pas boucher immédiatement les bouteilles après y avoir versé le mélange moût-Cognac.
Normalement, il d’ailleurs bon de le laisser vieillir dans des fûts de chêne mais quand ce n’est pas possible, il faut le laisser vieillir plusieurs mois dans une bouteille non bouchonnée.
Cette année, nous avons fait notre bouteille dans les règles de l’art.
Nous n’y avons pas encore goûté et d’ailleurs nous n’avons pas encore bouché la bouteille.
Mais en attendant de goûter à notre petite potion magique, nous profitons des bouteilles des amis.
P. et C. sont passés maîtres non seulement dans l’élaboration de Pineau mais aussi dans la fabrication d’étiquettes de Pineau.
La bouteille de pineau blanc nous a été donnée par d’autres amis du village G. et C.
Le pineau blanc est réalisé à partir de moût de raisin blanc. Sa durée de vieillissement est d’environ une année.
Le pineau rosé est élaboré à partir de moût de raisins blancs et de raisins rouges. La durée minimum de vieillissement est de 8 mois.
Dégustation :
Le Pineau se boit frais et est très convivial lors d’apéro entre amis.
Elvira, je lève mon verre à ta santé.

Les premières courgettes du jardin arrivent.
Elles ne sont guère grosses. Elles poussent un peu car elles reçoivent beaucoup d’eau du ciel. Elles arrivent à verdir sous les rares caresses du soleil. Mais nous ne les laissons pas s’épanouir plus longtemps car il pleut tellement que tout pourrit assez vite.
Quant au goût…
Encore plus fade que d’ordinaire.
Mais en tarte salée, mélangée à d’autres ingrédients, la courgette tient dignement son rang.
Ingrédients :
• 1 pâte brisée
• Huile d’olive
• 1 oignon haché
• 2 petites courgettes coupées en rondelles très fines
• 150 gr de poitrine fumée
• 4 œufs
• 1 petit pot de crème fraîche
• 60 ml de lait
• Parmesan.
Préparation :
- Garnissez un moule à tarte de pâte brisée.
- Préchauffez le four th.6.
- Faites revenir l’oignon dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides.
- Versez les oignons dans le fond de tarte.
- Ajoutez les rondelles de courgettes crues par-dessus.
- Coupez en morceaux la poitrine fumée et parsemez au-dessus des courgettes.
- Dans un bol, battez enseemble les oeufs, la crème et le lait avant de verser sur la poitrine fumée.
- Râpez du parmesan sur le tout.
- Enfournez pour 40 minutes.
Coupez les restes en carré pour l’apéro. C’est encore meilleur.

En début de mois, Gracianne m’envoyait pour sceller une amitié déjà forte et solide une délicieuse pizza au thon.
La cuisine de Gracianne est belle et généreuse. Elle nous la partage toujours avec des textes magnifiques.
Gracianne a aussi une qualité d’écoute rare et un cœur immense. C’est une copinaute géniale.
Dans ce relais de l'amitié, j’offre cette croustade à une nouvelle amie, Louise de Gato Azul.
J’ai justement découvert son site grâce à un courriel de Gracianne à la fin de l’automne 2006. Si vous voulez découvrir les Cantons de l’Est dans la province du Québec, allez chez Gato Azul.
Pendant le temps des sucres, en avril dernier, Louise écrivait sur la tire d’érable et le beurre d’érable. Elle a du remarquer que j’étais restée la langue pendante pendant des heures devant ses billets car quelques jours plus tard, je recevais un gros colis remplis de douceurs à l’érable. Merci Louise.
Tu sais, j’ai du cacher plusieurs pots pour ne pas me jeter sauvagement dessus.
En début de semaine, Chef Olivier s’est retrouvé nez à nez avec un pot de beurre d’érable.
Je ne sais pas si c’est sacrilège de l’utiliser dans une recette allant au four mais le résultat était excellent. Surtout que je sais que tu aimes énormément les fraises. Tes recettes en témoignent en ce moment.
Vous trouverez la recette originale ici.
Deux changements notables par rapport à la recette originale : j’ai remplacé le sirop d’érable par du beurre d’érable et la farine d’avoine par des flocons d’avoine.

Une recette toute simple mais qui demande juste un peu de temps pour décortiquer les crevettes. Faites le en musique, ça semblera aller plus vite.
Ingrédients :
• 1 kg de crevettes roses
• 1 petit bocal de cœurs d’artichaut
• 2 gousses d’ail
• Huile d’olive
• Petit bouquet de persil.
Préparation :
- Décortiquez les crevettes roses.
- Hachez les deux gousses d’ail.
- Versez l’huile dans une sauteuse et faites revenir quelques minutes les crevettes dans l’ail.
- Dressez les cœurs d’artichaut au centre des assiettes.
- Entourez-les des crevettes sautées.
- Parsemez du persil ciselé et … à table !!!!!!!!!!!!

Après avoir du révéler 5 vérités sur mon compte, Renée-Claude m’envoie une nouvelle tague. Cette fois-ci, il ne s'agit plus 5 mais 7 choses à dévoiler.
Règlement :
Chaque personne décrit sept choses à propos d’elle-même. Ceux qui ont été «tagués» doivent écrire sur leurs blogues ces sept choses ainsi que ce règlement. Vous devez «taguer» sept autres personnes et les énumérer sur votre blogue. Vous laissez alors sur les blogues de ceux que vous souhaitez «taguer» un commentaire leur indiquant qu’ils ont été «tagués» et leur demandant de lire votre blogue.
Alors, allons-y gaiement :
1 – J’aime bien les chiffres 3, 6 et 7 mais je ne joue jamais aux jeux de hasard Loto et Tiercé ni aux jeux de grattage d’ailleurs.
2 – Vers l’âge de 10 ans, mes parents m’avaient abonné au magazine « Djin ». Sur la couverture du premier numéro que j’ai reçu, il y avait la photo d’une magnifique fillette Péruvienne de mon âge. Je la trouvais belle avec son chapeau.
Le jour où j’ai commencé à apprendre l’espagnol, j’ai repensé à la fille de la photo. Je me suis dit que si jamais je tombais nez à nez avec elle, je pourrais lui dire « Bonjour » et peut-être oser lui demander de me prêter son chapeau pour que je l’essaie.
3 - J'ai trois frères. Pour se souhaiter un joyeux anniversaire, on entrait très tôt en hurlant dans la chambre du fêté du jour et on l'aspergeait avec une grosse seringue remplie d’eau. J’adorais faire cette blague à mes frères. Je crois que c’est pour se venger qu’ils m’ont gentiment envoyé une boule puante pour mes 16 ans alors que j’étais interne au lycée !!!
4 – Je confonds souvent ma gauche de ma droite. Quand il faut absolument que je donne la bonne direction à quelqu’un, je regarde mes mains. Sur l’une d’elle près du pouce, j’ai trois petits grains de beauté. Je sais alors que je regarde ma main gauche. C’est Monsieur D., instructeur de conduite auto-école, qui m’a donné ce truc car j’étais une véritable catastrophe ambulante quand il m’apprenait à conduire tournant toujours à droite au lieu d'aller à gauche comme il me l'avait demandé. Grâce à ce petit truc, j’ai réussi à avoir mon permis de conduire.
Quand il fait noir et que je ne vois pas mes mains, je fais comme si je m’emparais d’un crayon pour écrire dans l’air. Je sais alors où se trouve ma droite…
5 – Je n’aime pas les espaces confinés. Je monte toujours avec recul dans un ascenseur si je dois grimper au-delà de 5 étages.
J’ai une peur panique de prendre l’avion. La première fois que je suis montée dans cet engin, j’étais coincée dans le nez d’un Boeing 747. Je me sentais tellement comprimée que j’ai demandé à ce que l’on ouvre les hublots !!! Les hôtesses n'ont jamais voulu répondre à ma requête.
Si jamais dans un aéroport, vous rencontrez une folle, les cheveux ébouriffés, le teint verdâtre, il y a de grandes chances que ce soit moi.
Si jamais, vous entendez quelqu’un applaudir au moment de l’atterrissage et embrasser tous ses voisins une fois l’avion vraiment au sol, aucun doute, c’est vraiment moi !!
6 – Je retiens les visages, les noms, les lieux, les dates, les anecdotes assez facilement mais je ne suis pas du tout physionomiste avec les voitures au grand désespoir de Chef Olivier !!! Il faut dire que je ne fais aucun effort pour m’améliorer dans ce domaine. Par contre, je fais tout mon possible pour reconnaître un arbre, une fleur, une plante, un oiseau et je sèche lamentablement presque à chaque fois. Je ne sais pas pourquoi.
Je trouve rigolo de voir mes enfants remarquer que l’on est suivi par la dernière Nissan, reconnaître les fleurs, arbustes et arbres du jardin et faire coucou, en les appelant par leur nom, aux oiseaux qui passent au-dessus de nos têtes. Ils me bluffent à chaque fois.
7 – Je suis souple comme un manche à balai mais je suis capable de faire se rejoindre mes deux coudes dans mon dos !!
Je vous entends rire mais essayez un peu, je suis sûre que très peu d’entre vous peut le faire !!
J’invite les 7 premières personnes qui laisseront un commentaire à prendre la tague au vol et à y répondre.

Toi ?
Moi ?
Vous ?
Mais tout le monde bien sûr !!!!!!!!!!!!
Comme il n’y a pas d’heure pour en manger, comme on peut en trouver à tout moment du repas dans son assiette, je vous invite à aller régaler vos papilles en cliquant sur Qui veut du fromage?
Un site tout nouveau, tout beau et tout bon.

Chez les Mijoteurs, il y a une règle d'or : le jour de son anniversaire, on se la coule douce et tous les autres font le travail pour vous. Vous pouvez même donner des ordres.
Ainsi, pour mon anniversaire, j’avais commandé de la charcuterie et un dessert avec de la rhubarbe.
J’ai eu la charcuterie, j’ai eu un gâteau à la rhubarbe et j’ai eu plus encore… De belles surprises et une belle brassée d’amis et membres de la famille.
Gâteau réalisé par Chef Olivier et Florian.
Ingrédients :
• 3 tasses de rhubarbe
• ¾ de tasse de sucre roux
• 2 cuillères à soupe de farine
• 5 cl d’eau
• 1 ¾ de tasse de farine
• 2 cuillères à soupe de sucre roux
• ½ paquet de levure
• Sel
• 125 gr de beurre
• 250 ml de lait.
Préparation :
- Pelez et coupez la rhubarbe en tronçons de deux cm.
- Mélangez la rhubarbe, le sucre, la farine et l’eau.
- Versez dans un plat rectangulaire graissé allant au four.
- Préchauffez le four th.7.
- Mélangez le reste de farine, le sucre, la levure et le sel.
- Ajoutez le beurre en petits morceaux et mélangez jusqu’à ce que le mélange soit granuleux.
- Ajoutez le lait et mélangez à la fourchette jusqu’à ce que tous les ingrédients soient humidifiés.
- Déposez la pâte par cuillérées sur la rhubarbe en couvrant toute la surface.
- Enfournez pour 25 à 20 minutes ou jusqu’à couleur dorée.
- Laissez refroidir.
Absolument dé-li-cieux !!!!!!!
Normalement, il y a une autre règle d'or chez les Mijoteurs, je me la coule douce également le jour de la fête des mères… Cette fois-ci, c'était le même jour que mon anniversaire. Mais je n’ai aucun regret de m’être fait voler un jour car ce 3 juin 2007 restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Mille mercis à tous pour cette magnifique journée.
Merci à ceux qui étaient présents.
Merci à ceux qui étaient trop loin pour être avec nous mais présents malgré tout.
Un merci tout spécial à mon Chef adoré qui a magnifiquement comploté derrière mon dos cette journée mémorable.

J’ai eu froid cette semaine.
Tellement froid que j’avais envie de me tricoter des chaussons.
Mais… je ne sais pas tricoter, je n’ai pas d’aiguilles. Juste plusieurs pelotes de laine de différentes couleurs.
J’ai préféré manger les chaussons…
Ingrédients pour 4 gros chaussons :
• 2 cuillères à soupe d’huile d'olive
• 1 oignon finement haché
• 130 gr de pleurotes et 220 gr de champignons de Paris grossièrement hachés
• 125 ml de bouillon de poulet
• 1 boîte de lait concentré non sucré
• 8 belles tranches de bacon hachées
• Sel, poivre
• Un rouleau de pâte feuilletée
• Un jaune d’oeuf.
Préparation :
- Dans une sauteuse, faites revenir l’oignon et les champignons dans l’huile chaude pendant 5 minutes en mélangeant régulièrement.
- Ajoutez le bouillon de poulet et le lait concentré non sucré.
- Portez à ébullition et laissez réduire à découvert pendant une vingtaine de minutes.
- Ajoutez le bacon, salez, poivrez, mélangez.
- Préchauffez le four th.6.
- Découpez en 4 rectangles la pâte feuilletée.
- Répartissez la garniture sur les rectangles.
- Scellez les chaussons avec les doigts en pressant bien.
- Badigeonnez de jaune d’œuf au pinceau chaque chausson.
- Déposez les chaussons sur une plaque de cuisson et enfournez pour 40 petites minutes ou jusqu’à ce que la pâte soir dorée et croustillante.
Toute la garniture ne va pas rentrer dans les chaussons. Ce n’est pas grave. Vous la laissez sur feu très doux le temps que les chaussons cuisent puis vous la servez en accompagnement.
J'espère que le mois de juin sera plus chaud...